
☼ Pain perdu au four ☼
Pain perdu au four
Bonjour,
Il reste rarement du pain rassis à la maison. Déjà parce que je fais mon pain. C’est une habitude que j’ai pris il y a une dizaine d’années. A l’époque, nous habitions dans une ville de banlieue où il n’y avait qu’une seule boulangerie. Si le pain y était plutôt bon, l’accueil était détestable. Je refusais d’y mettre les pieds. Surtout après m’être vue signifier un refus de vente catégorique, alors que je souhaitais acheter 250 grammes de pâte feuilletée pour faire un pâté en croûte. Je n’avais jamais eu de refus jusque là, quelle que soit la boulangerie où je m’étais adressée. Je suis tombée des nues. J’ai donc blaclisté la boulangerie et j’ai appris à faire mon pain !
Très honnêtement, mes premiers pains furent des échecs.
Je fabriquais des briques tellement dures qu’on aurait pu construire un mur porteur avec ! Il m’a fallu une bonne année avant de sortir du four, un pain qui se laissait manger. Je ne dis pas bon, juste mangeable.
Après, c’est comme tout, c’est une histoire de persévérance, de recherches, de tâtonnements et d’erreurs. Il ne faut pas se décourager.
Depuis deux ans, je me suis lancée dans les pains au levain.
Et je commence à en sortir des vraiment beaux. Je connais bien mon levain, mon four. Je sais comment ma pâte pousse tranquillement au réfrigérateur pendant parfois 72 heures. J’adore l’odeur qui envahit la maison pendant la cuisson. Et j’adore le bruit que fait la croûte quand nous rompons le pain. Et j’adore le partager avec ma famille quand elle est prêt de moi.
Lorsque j’ai du pain rassis à la maison, c’est que c’est calculé afin de pouvoir faire de la chapelure ou du pain perdu. J’aime beaucoup le pain perdu, que ce soit au moment du dessert ou de celui du goûter.
J’ai fait ce pain perdu au four il y a une quinzaine de jours. J’avais un peu la flemme de sortir et surtout de faire une tonne de vaisselle, d’autant plus que je venais de sortir d’une séance épique. Sans lave-vaisselle, avec 4 chats qui ont chacun leurs assiettes et mon refus de donner deux fois à manger dans la même … je me retrouve très vite avec une montagne d’assiettes dans l’évier. J’ajoute à ça, les planches, les couteaux, les casseroles, les plats de réserve … Au secours, c’est l’avalanche. Et le pire ? Le pire, c’est que je lave tout au fur et à mesure ! Je n’ose même pas imaginer si je laissais en attente !
Donc, en mode flemme,
J’ai décidé de sauter l’étape des trois trempettes et de la poêle, ainsi que du nettoyage de la gazinière après cuisson. J’ai sorti mon gros plat, les ingrédients et hop que ça saute ! Et j’ai utilisé la bouteille de lait comme shaker … oops ! Ceci dit, rien ne vous empêche de sortir un fouet et un saladier.
Au final, je me suis retrouvée avec un pain perdu à tomber, moelleux à l’intérieur, croustillant et légèrement caramélisé au dessus, bref, pour une fois, la paresse mène droit à la gourmandise.
Prêt(e)s ?
A vos tabliers !









