
☼ Les menus de la semaine #21 ☼
Les menus de la semaine #21
Bonjour,
En ce moment, les publications sur le blog sont moins régulières. J’ai du mal à rester concentrée devant mon ordinateur. Avec le confinement, les choses sont encore plus compliquées pour nous. Jérôme arrive en fins de droits le 30 juin. Après, c’est l’inconnu. Je suis stressée à la limite de la panique. Depuis janvier, je ne dors presque plus. La moindre chose qui part de travers, me demande des efforts et m’épuise. Je dis ça, et en même temps, je trouve toujours en moi, l’énergie qui permet de faire face. Mais une fois le problème résolu, je suis encore plus fatiguée.
En dépit du confinement, Jérôme n’a rien lâché côté recherche d’emploi. Nous attendons des réponses. Et c’est là que le bât blesse. Les potentiels employeurs qui l’ont contacté, ne répondent pas ou mettent plus de 5 semaines à répondre après 3 entretiens et des passages de tests. Pendant ce temps, le compteur tourne, la dead line se rapproche… et rien ne bouge.
L’augmentation de presque 20% du panier de courses, soit 125€ pour moi, à sortir en plus sur un mois, nous a amené à ne manger que des pâtes midi et soir pendant plusieurs semaines, juste pour éviter de basculer au delà du découvert autorisé. Sauf que ce type d’alimentation totalement destructurée a des incidences sur notre santé et sur notre moral. J’essaye de faire de mon mieux pour rééquilibrer mes menus (ce ne sont pas ceux que je poste en ce moment sur le blog) sans exploser la note des courses. J’ai changé d’enseigne et je m’en sors un peu mieux.
Sur certains groupes, certaines personnes préconisent de faire les fins de marché, que les commerçants sont plus enclins à vendre moins cher, par chez moi, cette pratique n’a pas cours. J’ai aussi essayé l’application « Too Good To Go ». Je me rends compte qu’elle fonctionne bien sur les grandes villes (y compris Clermont-Ferrand). Le système ne fonctionne pas dans les petits villages.
J’ai aussi lu d’autres conseils qui sous couvert de « bienveillance » n’ont pas arrangé mon moral.
Quant au déferlement de commentaires et remarques haineuses que j’ai pu lire sur mon fil Facebook, concernant les feignasses de chômeurs qui préfèrent rester à la maison, le c.. sur le canapé à bouffer des chips en regardant Netflix plutôt que d’aller bosser … je n’en peux plus. Idem, la haine qui a déferlé pour les 150€ donnés par l’État aux personnes au RSA. Mon panier a augmenté de 125€ pour un mois. Il a augmenté pour tous. Et quand tu as déjà peu d’argent, même pas de quoi survivre, 125€ c’est une somme colossale. Il faut faire quoi, laisser des gamins mourir de faim pour que les bien pensants avec une sécurité de l’emploi ne se sentent pas lésés ?
Pour enfoncer le clou, contrairement à ce que certains disent bien haut, et pour ne parler que de ce que je connais : 1030€ d’indemnités chômage après 17 ans de CDI dans la même entreprise et 100€ d’APL. Nous vivons à deux sur cette somme. C’est tout ce à quoi nous avons eu le droit et ça se termine bientôt. Si certains pouvaient arrêter de fantasmer sur la vie oisive et rêvée d’un chômeur, ça serait déjà ça.
J’ai fui les réseaux sociaux depuis des semaines, j’ai fui mon blog. Je me suis enfermée dans un long silence. J’ai ravalé ma colère, ma peine. J’ai essayé de les mettre dans ma poche, avec mon mouchoir par dessus et une grosse pierre pour lester le tout. Mais ça me ronge, j’étouffe.
Alors ce matin, je me suis levée, j’ai ouvert ma page Facebook et j’ai supprimé et bloqué bon nombre de contacts, même ceux avec lesquels j’avais une relation depuis des années. Ceux et celles dont les publications m’ont fait du mal depuis des mois, voire plus longtemps encore. Je n’ai pas donné d’explication. Je n’ai pas à en donner. J’ai souvent pris le temps d’expliquer dans mes réponses sur leurs statuts que la réalité n’était pas celle qu’ils s’imaginaient. Je n’ai plus envie d’expliquer.
Merci aux copines et copains fidèles qui m’écoutent quand je « déjante » et que je perds pied ♥
La vie n’est pas noire ou blanche. Personne n’est à l’abri d’un accident de parcours. Je ne souhaite de mal à personne et surtout pas de vivre comme nous vivons, dans l’angoisse permanente du coup qui nous achèvera.
Désolée, il fallait que ça sorte.
Je vous propose de passer au planning des menus de la semaine et comme toujours, il est prévu pour un petit budget et pour faire face aux fins de mois difficiles.
Comment je m’organise ?
Toutes les semaines, la veille d’aller faire mes courses, je vérifie mon inventaire et je fais le tour de mon placard et de mon réfrigérateur. Je note ce qu’il me reste et les idées qui me viennent spontanément sur un cahier. Je m’installe ensuite tranquillement et j’établis mon menu à l’aide des notes, mais aussi de mes livres de cuisine, des recettes du #FDMD et d’internet.
Ensuite, je note tout sur un cahier. Celui que vous avez en photo ci-dessous.
Je fonctionne depuis des années avec un cahier où je note toutes mes idées de repas/menus et toutes mes listes de courses. Il s’agit, bien entendu, des listes de courses qui vont avec les listes de menus. Je vous en propose une version sur le blog, toutes les semaines.

